La différence entre le coaching et le psychothérapie, tu la connais?
C’est important. Ça l’est pour l’éthique et la pratique des deux domaines, ça l’est aussi lorsque l’on désire choisir un partenaire de croissance.
J’ai déjà bénéficié des deux, et aussi, en même temps.
La psychothérapie est souvent basé sur une approche plus freudienne nous invitant à retourner dans notre enfance pour guérir. Nos expériences et nos traumatismes explique beaucoup, crée notre personnalité et nos mécanismes. J’adore Shirzad Chamine, dont je parlerai plus loin, qui oeuvre en coaching tout en prenant conscience des préférences comportementales, définit par notre passé, nos expériences et ce qui a formé notre personnalité, sans faire de thérapie.
Bref, en psychothérapie, l’approche est thérapeutique et sert à guérir.
Adler, son homologue, voyait les choses autrement. Sans nier l’influence du passé, il préférait diriger son attention sur nos croyances actuelles, nos objectifs et le sens que nous donnions à notre vie. La croissance venait donc de la prise de responsabilité, de la création de connexions et de l’établissement d’un but dans le présent, et non pas de la guérison.
Deux paradigmes, deux destinations
La thérapie traditionnelle explore les blessures pour les comprendre et les guérir. Elle creuse, analyse, décortique. Son objectif? Réparer ce qui a été brisé, panser les plaies du passé, cicatriser l’âme.
Le coaching, lui, adopte une posture autrement différente. Il s’intéresse à une intention simple: «Où veux-tu aller?» Cette distinction n’est pas qu’intellectuelle; elle transforme fondamentalement la relation au changement. Et des fois, on n’est pas en mesure de se mettre en action, il faut guérir. C’est comme se faire mal à la cheville. Il faut avancer pour lui permettre d’être forte et résiliante à une blessure. Et des fois, il est important de l’immobiliser et surtout de lui laisser le temps pour ne pas reproduire une blessure mal guéri. Ça se vitt aussi avec le coeur et l’esprit.