Le courage, c’est trois secondes…

Sources & références

Le courage, c’est trois secondes…

Ce partage devait s’intituler : «Le jour où j’ai été atteinte de perte de sens…» et rapidement, il s’est avéré que le courage a pris son sens dans la perte de sens

Le jour où j’ai été atteinte de perte de sens…

Le premier novembre, il a plu… beaucoup!

Une amie à moi, dont j’avais vu l’entreprise grandir, a eu un sinistre immense. Alors le dimanche, je suis allée l’aider avec des  amis et employés. On s’est collectivement engagé à démolir son sous-sol… À la fin de la journée, ma courageuse amie est entrée nous rejoindre. Un grand silence, puis des pleurs… je l’avais dans mes bras. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie entière [sentiment d’utilité] pour quelqu’un. J’étais mal pour elle, et paradoxalement, je me sentais bien. Bien dans le sens d’être à la Bonne place.

Quel malheur l’avait frappée! En même temps, son univers se tenait. Elle ne savait pas comment, la synchronicité des derniers mois l’avait amenée à prendre des décisions qui l’a solidifiée pour ce jour, l’engagement des dernières années l’avait amenée à poser agir avec tant de bienveillance avec son équipe ce qui l’a rendue solide.

C’était à la fois terrible, et à la fois magnifique! Je suis un témoin. Je suis une amie. Le moment est riche… En même temps, nous sommes toutes deux envahies par le sentiment d’être démunies. Je sors de mon corps et je ne comprends pas à ce moment-là qu’il y a une perte de sens… Ce soir-là, ma tête comprend des trucs que mon cœur ne comprend pas. Le lendemain matin, au travail… je décide à 8:31, c’est fini!

C’était la fin d’Esprits Libres Design. C’était mon bébé, ma grande réalisation, une partie de moi. La décision que je ne croyais JAMAIS prendre. Comme je l’avais entendu quelques fois ces dernières années: «Le courage, c’est trois secondes…». Je suis assez tranchante, j’ai verbalisé ma décision et le reste a déboulé très vite [même si ça a pris un peu plus de six semaines.]

 

Le courage, c’est trois secondes qui faille, parfois, souvent renouvelé.

Les dernières semaines, j’ai été super occupée parce que je travaille fort pour bien partir et protéger l’intégrité de tous. D’abord mon équipe, mes clients et au passage, moi. J’ai réalisé dans le processus que l’intégrité de mon chum, de mes enfants, de mes parents et de tous les amis qui m’avaient aimé, assisté, épaulé, toutes ces années, devaient être considérés. C’est devenu lourd, j’ai voulu performer là où j’avais décidé de quitter la performance. Alors, j’ai dû me rappeler que je devais protéger mon bien-être pour rester intègre face à moi, face à ma décision.

Je suis tellement fière, parce que je suis bien et je termine de la bonne façon. Je suis sortie de l’École d’Entrepreneurship de Beauce avec ses mots « être bien avant d’être bon! » C’est fou comme le reste suit quand on est bien.
Ma vie est incertaine et pourtant bonne. J’ai confiance. Je suis pleine de gratitude pour ce qu’elle me donne et enseigne tous les jours depuis ce dernier mois.

Voilà où j’en suis en ce 3 décembre; je ne décide rien avant Noël.
En même temps, j’ai encore beaucoup à faire. J’ai hâte de lire, écrire et peindre…