Martin venait d’être promu gestionnaire dans une firme d’ingénierie de Magog après huit ans comme ingénieur senior.
Excellent techniquement, il maîtrisait les projets complexes et résolvait les problèmes que personne d’autre n’arrivait à dénouer. Son expertise était reconnue. Sa promotion semblait logique.
Et pourtant, six mois plus tard, quelque chose clochait.
Son équipe de sept ingénieurs semblait distante. Les réunions trainaient en longueur sans vraies décisions. Martin se retrouvait à refaire le travail de ses anciens collègues devenus ses employés, par souci de qualité.
Le paradoxe était frappant: plus il s’investissait, moins l’équipe semblait engagée. Plus il voulait bien faire, plus il se sentait débordé. Il travaillait 60 heures par semaine pour des résultats qui le laissaient insatisfait.
«Je pensais que manager, c’était de l’ingénierie appliquée aux humains.», confie-t-il. «Je me trompais.»
Son directeur, qui avait recommandé ce coaching tripartite, voyait l’enjeu : «Martin a le potentiel pour être un excellent leader. Il faut juste qu’il apprenne à faire confiance et à déléguer vraiment.»
Comment passer de «celui qui fait (pour)» à «celui qui laisse faire»? Comment transformer l’expertise individuelle en intelligence collective? Comment naviguer cette transition cruciale des 100 premiers jours sans perdre ni sa valeur ni son équipe?